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Trend 2026 : la pick me girl née en 2016 est de retour

En 2026, la pick me girl est là. Toujours la même ? Pas vraiment. En fait elle est même plus insidieuse et voire, totalement réinventée.

Elle avait fait les beaux jours de Twitter (version 2016), déchaîné les vidéos TikTok en 2021 et disparu dans les méandres d’une cancel culture un peu trop pressée de tourner la page. Et pourtant, en 2026, la pick me girl est là. Toujours la même ? Pas vraiment. En fait elle est même plus insidieuse et voire, totalement réinventée.

Définition : c’est quoi une pick me girl en 2026 ?

Petit rappel pour ceux du fond : une pick me girl, c’est cette fille qui, en société ou sur les réseaux, se distingue des autres femmes pour mieux plaire aux hommes. Elle ne "fait pas comme les autres filles", elle est à la fois cool, discrète, pas trop maquillée mais quand même apprêtée, et surtout, elle s’auto-sabote pour rester dans une posture de "fille facile à vivre". On l’avait rangée dans la boîte des comportements genrés à déconstruire. Sauf que la génération TikTok ne fonctionne pas comme ça.

La pick me version 2026 c’est avant tout est une esthétique. Une arme redoutable dans un monde où la féminité est un branding comme un autre.

TikTok, le royaume de la nouvelle pick me version 2026

C’est sur TikTok que cette résurrection a eu lieu. En scrollant, on tombe sur ces profils : cheveux ultra longs brushés et un discours qui commence toujours par "les filles vont me détester mais...".

Sous couvert de "donner des conseils", elles reforment les codes qu’on croyait détruits. Et les marques adorent. Elles convertissent en 2 posts, incarnent des fantasmes de douceur et d’abnégation dans des algorithmes saturés de girlboss en burn-out.

La pick me girl 2026 est une anti-héroïne de la coolitude. Elle ne veut pas dominer, elle veut être choisie.

La pick me girl 2026 : avancée ou régression ?

La question divise. Pour certaines, ce retour signe une vraie régression. On remet au goût du jour des comportements toxiques, et on les maquille en marketing. "Ce qui me dérange, c’est qu’on en a fait une esthétique. Comme si le fait de ne pas se respecter soi-même était une vibe", explique @marie_pensefort sur son compte TikTok.

D’autres y voient une réappropriation. "Je joue avec le côté pick me parce que je sais que ça fonctionne. Mais je ne suis pas dupe. Je suis stratégique, pas soumise", affirme @itslenafromparis, créatrice de contenus beauté.

Comme souvent sur les réseaux, la frontière entre empowerment et recyclage de normes genrées est floue. Mais le constat est là : ce personnage social est de retour, et il performe très bien.

Une tendance qui en dit long sur notre fatigue de girlboss collective

Si la pick me girl revient en force, ce n’est pas par hasard. Elle incarne un contre-pied aux discours ultra milités. Elle offre du "relatable", de l’apaisement, une image moins clivante, plus conciliatrice. Dans une époque saturée de prises de parole engagées, cette figure de l’évitement s’impose comme une bulle d’air (ou de vide).

C’est peut-être ça, la vraie tendance 2026 : une génération qui oscille entre envie de rupture et nostalgie du confort social d’avant. Et la pick me girl, sous ses allures de caricature genrée, est en réalité une excellente stratégie d’adaptation aux normes mouvantes d’un monde ultra-exposé.

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