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Meta recrute une stratège de Donald Trump

Meta, Rachel Holland était la directrice de la stratégie numérique à la Maison Blanche sous Donald Trump. Pourquoi Meta fait-il ce choix ?

Meta vient d’annoncer l’arrivée de Rachel Holland au poste de Vice-Présidente en charge de la politique publique. Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant, elle a été l’une des stratèges clés de l’administration Trump, notamment pendant la période où la Maison Blanche était en confrontation directe avec les grandes plateformes sociales. Une nomination pour le moins provocante, dans un contexte où Meta tente justement de se racheter une conduite sur le plan politique.

Rachel Holland, un profil très marqué politiquement

Avant de rejoindre Meta, Rachel Holland était la directrice de la stratégie numérique à la Maison Blanche sous Donald Trump. Elle a également joué un rôle dans plusieurs campagnes républicaines majeures. Son recrutement au sein de Meta envoie un signal très clair : l’entreprise cherche à rééquilibrer ses relations avec le Parti républicain, qui l’accuse depuis des années de biais politique contre les voix conservatrices.

Un choix stratégique assumé par Meta

Pour Nick Clegg, président des affaires mondiales chez Meta, cette nomination est "un pas important pour renforcer notre dialogue avec toutes les sensibilités politiques". Officiellement, il s’agit d’améliorer la transparence et le dialogue autour des politiques de modération de contenu, souvent critiquées comme arbitraires, notamment par la droite américaine.

Mais cette décision passe mal du côté des démocrates et de nombreux observateurs. Beaucoup y voient un reniement des valeurs promues par Meta ces dernières années, notamment sur la lutte contre la désinformation, le climat ou les droits civiques.

Depuis son embauche, les réseaux sociaux s’enflamment

Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. De nombreux utilisateurs ont exprimé leur incompréhension, voire leur colère, face à cette nomination. Certains dénoncent une tentative cynique de se racheter une virginité politique auprès des républicains, sans considération pour les dérives de l’équipe Trump en matière de libertés publiques ou de faits alternatifs.

Du côté des analystes, le ton est plus nuancé. Pour eux, il s’agit avant tout d’une manœuvre de réalignement, dans un contexte où les élections présidentielles de 2024 s’annoncent tendues. Meta veut éviter de se retrouver de nouveau accusé de partialité, comme en 2016 et 2020.

Une ligne de crête dangereuse pour Meta

Avec cette nomination, Meta joue un jeu équilibriste. D’un côté, il s’agit de rassurer une frange conservatrice toujours très méfiante vis-à-vis des plateformes sociales. De l’autre, le groupe prend le risque de brouiller encore un peu plus son positionnement public. Est-il un acteur neutre du débat démocratique ou un stratège politique ?

Ce qui est certain, c’est que Meta n’a pas fini de faire parler. Et que Rachel Holland, avec son passé très marqué, ne sera pas une VP comme les autres.

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